Biocarburants et OGM...
Les
agriculteurs expérimentant les réacteurs pantone ont été parmi les premiers
utilisateurs de biocarburants dans l’Allier. Leur but était de diminuer la
pollution et la consommation tout en recyclant avec profit des restes d’huiles
végétales usagées. Pour Albert Werckmann, président d'Esprit Libre, association qui fédère les afforts de chacun pour un développement durable,
le tout biocarburant qui s’annonce est porteur de dangers écologiques si l’on
reste dans la logique d’une agriculture productiviste. « En attendant la mise au point de nouvelles
technologies – le moteur de l’avenir sera probablement conçu selon des concepts
très différents – le réacteur Pantone avec utilisation des biocarburants
pourrait, notamment en cas de crise grave, permettre aux agriculteurs de
nourrir les populations. Par contre, la production systématique à grande
échelle de biocarburants issus d’une agriculture intensive productiviste pour
pallier à la « Pétrole Apocalypse » en utilisant des intrants et des
pesticides issus de la pétrochimie se révèlera contreproductive et
catastrophique au plan écologique. Les agriculteurs conventionnels se trouvent
ainsi coincés dans des logiques de système artificiellement formatées qui les
dépassent et les poussent à des revendications sans issue. Si tous les pays du
monde consommaient autant que les occidentaux, il faudrait quatre planètes pour
satisfaire les besoins de la population mondiale. Le mode de croissance actuel
risque d’engendrer de graves conflits sociaux. Nous sommes donc nécessairement
amenés à envisager une décroissance judicieuse de la consommation et de la
production. Ceci serait possible en
améliorant la qualité de vie et le bien être, mais cela implique une révolution
des comportements et des consciences. » Or dans l’état actuel de la
question, le développement des biocarburants et des bioplastiques semble
indissociable du développement des cultures d’OGM. Voie d’avenir dans la lutte
contre la crise énergétique et la gestion des déchets, les biocarburants
utilisant de l’huile de colza, plastiques verts à base d'amidon de maïs, de
betteraves ou de pommes offrent de nouveaux débouchés non alimentaires à
l’agriculture, mais ouvrent aussi la porte au déferlement des OGM. Les craintes
sont justifiées quand des liens existent entre les centres de développement et
les agro semenciers. Alors biocarburants et bioplastiques, oui mais pas à
n’importe quel prix !
Mobilisation des anti-OGM.
Si
le projet de loi adopté en Conseil des ministres le 8 février ne fait que
retranscrire les directives européennes, notamment pour éviter le paiement de
lourdes amendes communautaires, le texte qui prévoit d’encadrer les cultures et
les essais d’OGM suscitent de nombreuses réactions. Le Collectif vigilance OGM
N'hésitez pas à me retrouver sur ce thème là et d'autres sur http://bulekon.canalblog.com/
| Imprimer | Articlé publié par Bulekon le 26 Fév. 06 |









le 27/02/2006
En 2003, le biologiste Jeffrey Dukes calcula que les combustibles fossiles que nous brûlons en un an étaient faits de matière organique "contenant 44 x 1018 (note personnelle : erreur de typographie dans le texte d'origine selon moi) grammes de carbone, ce qui est plus de 400 fois la productivité primaire nette du biotope courant de la planète". En bon français, cela signifie que chaque année nous utilisons quatre siècles d’équivalent plantes et animaux.
http://www.velorution.org/articles/175.html
http://www.guardian.co.uk/Columnists/Column/0,,1659036,00.html
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