L’individualisme au service du bien-être commun….

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je me demande tous les jours à qui s’adresse les multiples messages de la Sécurité Routière, de l’Agence de l’Energie, des Instituts chargés de l’environnement qui s’évertuent tant bien que mal à nous faire part que Thomas aura 6 ans pour toujours ou que la Terre chauffe ou autres.
Sous le principe commun que nous avons tous un plus « con(1) » que soi, on peut penser que ces campagnes s’adressent à « eux ». Mais voilà, dans la foulée, nous sommes tous le « con(1) » de quelqu’un. Voilà, la boucle est bouclée et donc, par transitivité cela s’adresse à nous.

Pourquoi avons-nous cette fâcheuse habitude de ne pas nous approprier la capacité que nous avons chacun et chacune de pouvoir changer les choses autour de soi ?
Je vois quelques solutions :

  • La résignation par rapport à la capacité bienveillante des « autres ».
  • Le manque d’appartenance à la chose sociale et écologique.
  • Le manque de courage.

Le climat éduco-culturo-médiatico-méfiant ne nous maintient-il pas « à l’insu de notre plein gré » dans le sentiment d’inutilité de nos actions éthiques et positives ?

Or, il est moins cinq pour relever le Challenge du 21e siècle que représente le changement d’attitude de tout le monde vers l’attention à soi, aux autres et aux belles choses qui nous entourent.

Car il est bien vrai que Thomas aura six ans pour toujours et que la Terre chauffe et que cela nous concerne tous.

L’Homme ne serait-il pas l’espoir de l’Homme ? Je dis OUI et je ne suis pas le seul (2). Car au fond de chacun d’entre nous sommeille une part formidable de bienveillance et de générosité. L’attention naturelle aux autres n’est jamais pur altruiste et ….. c’est bien comme ça.

« Faire plaisir, fait plaisir ! »

Pour quelle raison ne pourrions nous pas nous approprier cette simple satisfaction ?

Ce serait assez révolutionnaire de se dire que l’individualisme élevé comme vertu de bien-être personnel pourrait être le moteur principal du changement de nos comportements sociaux.

De plus l’attitude attentive et éthique est attractive, actiogène et contagieuse. Alors pourquoi s’en priver ?

Je pense personnellement, mais cela n’engage que moi, qu’il y a une formidable énergie potentielle, naturelle, universelle, durable et renouvelable : La bienveillance

Pratiquement, tous les jours nous apportent de multiples occasions de le vérifier. Nous avons tous un levier en main pour faire changer les choses. On verra que l’utopie qu’on a de l’image d’un monde vivable pour nos enfants est partagée par beaucoup d’entre nous.

« L’Utopie devient rêve quand elle est partagée par au moins deux personnes. » ( Riccardo Petrella dans Désir d’Humanité (2) )

Que risquerions nous à essayer ? C’est peut-être beaucoup plus simple qu’on ne le pense depuis si longtemps ? Faisons le premier pas et devenons « Vecteur de changements » pour soi sans s’occuper des autres et sans prédisposer de leur capacité bienveillante. Simplement pour SA satisfaction personnelle.

Par exemple : « Chacun son Kyoto » A la maison, dans sa voiture, au boulot…

Au début ça surprend, après aussi (3) !

Jean-Philippe Remy. Co Initiateur de l’Asbl Smily.be .www.smily.be
108c rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.


(1) Je suis désolé pour cette « grossièreté » mais bon.
(2) Désir d’Humanité, le droit de rêver. Riccardo Petrella Edition Labor (2004)
(3) Slogan de France Inter. Je l’aime bien.