La valeur travail
Probablement car on l'interprete souvent comme "la valeur tu vas travailler le matin et tu ramènes des sous à la maison".
Oui, clairement, si je vais au bureau le matin, c'est parce que je dois le faire pour rapporter des sous. Surtout quand je deviens chasseur. Mais je discutais avec un ami qui pourrait probablement déjà arrêter de travailler tout en continuant à vivre décemment et sa première réaction a été de dire "Ce n'est pas un bon exemple pour mes enfants".
J'ai le sentiment que le meilleur exemple qu'on puisse donner à nos enfants, c'est celui de vivre heureux et de naviguer parmi les aleas de la vie pour en sortir quelque chose qui nous satisfait chaque jour.
Bosser comme un con pour la valeur travail, n'est pas forcément un bon exemple non plus. Bosser dur car on a besoin d'argent pour nourrir sa famille et pour leur apporter le confort qu'ils méritent, c'est autre chose. Finalement, le "travail pour ramener des sous à la maison" n'est pas une valeur, c'est un besoin économique.
Bizarrement, la valeur travail englobe rarement les femmes aux foyers, les bénévoles d'associations, ou les grand pères qui fabriquent des jouets pour leurs petits enfants. Pourtant, quelle création de valeur ! Quelle réponse à un besoin de société !
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| Imprimer | Articlé publié par Olivier le 25 Août 10 |
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le 25/08/2010
Si on compare a ceux qui glande, passe leur journee a procrastinee ou attendre que le temp passe et souffre a l'idee de "travailler" avec des personnes passionnee pour qui le "travail" est synonyme de fair ce que l'on aime et avoir la chance que cela report l'argent necessair pour vivre agreablement.
on peut voir une "valeur" ou le travail correspond a la contribution de chacun dans l'amelioration de notre qualite de vie.
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le 26/08/2010
Cette "valeur travail" me semble être une invention assez récente qui pourrait dater d'une époque où il a fallu pouvoir "justifier" le fait qu'une partie importante de la population ne pouvait faire autrement que de suer à grosses gouttes pour survivre.
Il n'y a probablement jamais eu d'idée de promouvoir le travail au niveau d'une valeur philosophique dans des sociétés où l'on pouvait se passer de travailler dur, soit que quelques heures d'effort de temps en temps suffisent à combler les besoins essentiels, soit qu'on dispose... d'esclaves (et pour ceux-là inutile de s'encombrer de philo !).
Je pense que l'invention de la "valeur travail" est contemporaine de l'apparition de la démocratie, qui nous rend "libres" à certains points de vue mais nous laisse asservis à cette nécessité contraignante qu'est le travail à haute dose (plus de 2/3 heures par jour, ce qui semble la norme dans pas mal de sociétés "primitives").
Il serait intéressant qu'un historien de la philosophie puisse expliquer la genèse de cette "valeur" et sa signification, mais aussi le fait que le rêve de la plupart des gens qui travaillent soit de pouvoir se passer de le faire.
Car si le travail a une valeur philosophique à ce point élevée tout le monde devrait raffoler de pouvoir s'élever très haut par ce moyen et gagner son immatérielle médaille du travail, reconnaissable dans le regard des autres : "ah qu'il a bien travaillé, celui-là... !"...
A moins que la moyenne des gens passe à côté de cet aspect philosophique par pure et simple ignorance de son existence... : non, si le travail menait au nirvana cela se saurait !
Reste, comme tu le mentionnes, le besoin économique qui nous réduit plus ou moins à être une bande de rapiats laborieux soucieux de gagner plus avec moins de fatigue et de dépenser un peu moins ici pour dépenser un peu plus ailleurs, guettant donc les "promos"...
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le 26/08/2010
bon va falloir chercher le philosophe alors !
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le 26/08/2010
Tout à fait, c'est un peu ma reflexion, ce qui me gène est probablement la manière dont cette valeur est portée.
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le 26/08/2010
Je suis tout à fait d'accord. C'est trop triste de devoir travailler non pas par plaisir mais par nécessité. Ce n'est pas non plus quelque chose de beau à laisser à nos enfants.
Je pense que malheureusement nous vivons dans un environnement "méritocrate", on entend toujours dire que si telle personne a un boulot de m***** c'est parce qu'il n'a pas su faire autre chose. Comme si c'était mérité.
Je pense que le bonheur devrait être pour tous, c'est pas une question de mérite mais de survie.
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le 26/08/2010
Mais... il s'est écrit beaucoup de choses à ce sujet !
Il y a longtemps que je n'ai pas remis les pieds dans cette question, qui est apparue essentiellement au 19 siècle si mes souvenirs sont bons, et sur laquelle des auteurs "de référence" de cette époque ont ecrit (JS Mill, Bentham, Fourier... entre autres me semble-t-il).
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le 14/09/2010
Comme cela fait plaisir de lire un tel article!
Je suis toujours folle de rage quand j'entend des gens qui parlent de "réussite sociale", de "réussir dans la vie". Pour eux cela signifie avoir "un bon travail", "une bonne situation" et cela ne signifie que d'avoir un travail avec lequel on amasse plus rapidement les deniers et qui est perçu par nos sociétés capitalistes comme "une réussite"...
Quand on voit les dérives du pouvoir, les attitudes de la grande majorité de ces "gens qui ont réussi", leur égoisme, leur manque d'humanité et leur intérêt uniquement pour tout ce qui brille, qui est synonyme de profit ou de domination et de compétition quelle qu'elle soit, ça nous donne un bien triste tableau et ça ne donne pas vraiment envie "de réussir".
Alors d'accord, ne mettons pas tout le monde dans le même sac (surtout celui-ci) mais bon. Personnellement, je trouve également que le plus important dans la vie, qu'elle soit professionnelle ou non d'ailleurs, c'est de faire ce qui nous plait, ce qui nous motive et ce qui peut nous apporter le maximum de bonheur et de satisfaction (si en plus cela peut en apporter aux autres c'est encore mieux).
Le facteur économique est certes aussi à prendre en compte, car qu'on le veuille ou non, que cela nous plaise ou non, nous vivons dans un monde dans lequel il nous faut de l'argent pour vivre et pourvoir à la grande majorité de nos besoins.
Le facteur travail quand à lui est aussi à prendre en compte et je pense qu'il est surtout à considérer comme ce qu'il est à la base. Une sorte de mesure du temps passé, de l'effort fournit, de ce que l'on a investit. Bref, personnellement, j'estime que j'aurais "réussi" dans l'éducation de mes enfants (que je n'ai pas encore...) si j'arrive à leur inculquer cela: que l'essentiel est de vivre une vie qui leur plaise, qui les intéresse et qui leur apporte bonheur et joie et que ce bonheur ne passe pas par le fait de conformer à des idéaux dictés par telle ou telle société... Cela passe notamment par un investissement personnel, une action continue, que l'on nomme travail et qui permet d'atteindre pratiquement tout ce que l'on souhaite. Dans ce sens (et surtout par opposition à l'oisiveté, la paresse) c'est une valeur et c'est quelque chose à apprendre et à acquérir.
Bonne journée à toutes et à tous et merci pour cet article.
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le 16/09/2010
Tiens c'est marrant cette discussion car je suis décidé d'arrêter de "travailler" à la fin d'année.
Pour moi "travailler" c'est être contraint au labeur.
Cette contrainte est objective si c'est pour faire face à des besoins primaires comme manger, se vêtir, s'abriter, assurer la santé pour soi et ses proches, mais totalement subjective et issue du conditionnement social pour tout le reste.
La notion de travail est effectivement philosophique car nos ancêtres ne se posaient pas la question et étaient astreints au travail, les cerf pour produire, les nobles pour participer aux combats et à la cour.
Aujourd'hui, je peux dire que je travaille uniquement pour assurer un train de vie et non pour mes besoins essentiels...j'ai donc décidé d'arrêter.
Ce qui ne va pas dire que je ne vais rien faire (je viens d'acheter une propriété agricole...) mais je ferais ce qui me plait sans contrainte d'horaires, de hiérarchie (je n'aime pas diriger), ni de pression financière.
Pour ce faire, je me suis dégagé de tout engagement financier et à mon avis, c'est le point le plus difficile à mettre en oeuvre dans une société où la banque est toute puissante.
Pas d'engagement, ça veut dire pas d'obligation de rammerer de l'argent, car avec très peu, on peut vivre bien...à condition de ne pas vivre en ville bien sûr.
C'est probablement le grand problème, vivre en ville est considéré comme le seul modèle de développement socialement acceptable par notre société qui met tout en oeuvre pour désertifier les campagnes.
Qu'en penses-tu Olivier?
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